Les trois fileuses

Les trois fileuses
Les Moires sont des personnages méconnus de la mythologie...mais pourtant si importantes!

Les Moires sont trois s½urs que les Latins nommeront les Parques:
- Clotho (la fileuse), qui filait les jours et les événements de la vie.
- Lachesis(la destinée), qui enroulait le fils et tirait les sorts.
- Atropos(l'inflexible), qui coupait avec ses ciseaux le fil de la vie.
Chez les Romains les Parques se nommaient Nona, Decima et Morta. Elles présidaient à la naissance, au mariage et à la mort.
Les Moires étaient la personnification du Destin. On les considèrait comme les filles de Zeus et de Thémis mais parfois elles sont les filles de la Nuit. En général elles surveillent le destin des hommes plus qu'elles ne le déterminent. Dans la mythologie grecque le Destin est parfois personnifié tantôt distinct de Zeus, tantôt confondu avec lui.
Personnification d'une loi inflexible, les Moires imposent à tous, dieux et hommes.
Pour chaque mortel, elles accordent une mesure de vie, dont elles règlent la durée, la première en filant une laine (c'est la naissance), la seconde en enroulant le fil (c'est le déroulement de la vie), la troisième en le coupant (c'est la mort).
Si on peut les nommer, on ne peut rien dire d'elles. Si elles sont elles-mêmes muettes comme des tombes, c'est d'elles que les immortels aussi bien que les mortels tiennent la parole et la loi. Imperturbables et aveugles, elles déterminent l'heure du début et l'heure de la fin. Elles sont le destin constituant l'histoire de chaque jour.

# Posté le mardi 21 février 2006 09:15

Modifié le mardi 03 juillet 2007 05:38

Narcisse ou l'égocentrisme

Narcisse ou l'égocentrisme
Au dire de tout le monde Narcisse était le plus beau garçon de toute la Grèce. Même bébé il attisait les braises de la passion de toutes les femmes qui le gardaient, les jeunes comme les vieilles. Avant son seizième anniversaire il était déjà l'objet de chaque fantasme féminin sur des kilomètres à la ronde et aussi de plus de quelques fantasmes masculins. Ni les filles ni les garçons ne l'intéressaient pourtant le moins du monde.
Echo était une nymphe de la montagne qui avait une fois servi Zeus en entraînant Héra dans des bavardages insensés chaque fois qu'elle était proche de découvrir que le Dieu de la foudre compromettait les voeux de son mariage. Le bavardage de Echo donnait aux invitées de Zeus suffisamment de temps pour faire leur sortie. Quand Héra découvrit ceci, elle éclata de rage "Désormais cette langue malfaisante sera silencieuse !sauf, elle ne poura que repeter les sons que qu'on lui addresse"
Ainsi quand Echo surprit Narcisse un matin comme le jeune homme luttait avec un cerf qu'il venait de prendre dans son filet, elle ne put que regarder sans parler. Même parmi les dieux immortels elle n'avait jamais vu son pareil. Un désir brûlant courut dans ses veines. Comme elle désirait séduire le beau jeune homme avec des mots mielleux, mais elle bougeait ses lèvres en vain.
Narcisse sentit ses yeux sur lui. "Qui est là ?" appela-t-il.
-"Là," répondit Echo, qui pouvait seulement répéter ce qui lui était dit.
- "Laissez-moi vous voir" dit le garçon.
- "Vous voir," dit Echo.
Momentanément intrigué, Narcisse cria alors, "Comment vous appelez-vous ?"
-"Vous appelez," répondit la nymphe. Et, incapable de contenir son ardeur, elle s'échappa de sa cachette et se jeta sur le bel adolescent. Commençant à être habitué à un tel comportement, Narcisse se libéra rapidement de son étreinte et s'enfuit en toute hâte au plus profond de la forêt.
Echo le poursuivit, essayant de crier les mots qui apaiseraient ses craintes, le désarmeraient, mais aucun son ne vint. Le jeune homme disparut bientôt de sa vue.

Pendant des semaines la nymphe erra dans la forêt à la recherche de son bien-aimé, dormant peu, ne mangeant rien. Elle s'amincissait tant qu'il ne resta bientôt d'elle rien qu'un oeil puisse discerner. A ce jour elle erre dans les montagnes du monde entier, cherchant toujours Narcisse. Les canyons rocailleux et les vallées profondes sont sa demeure. On peut l'appeler, et si elle est là, elle répondra mais seulement avec les mots qu'on lui aura dits. Par décret de Héra elle ne peut en prononcer aucun autre.

Un après-midi, à un mois de sa fuite devant Echo, dans un bois isolé haut sur le mont Hélicon Narcisse tomba à genoux, épuisé de chasser et d'être chassé. Devant lui se trouvait une pièce d'eau claire et profonde dont la surface vitreuse capturait la lumière qui traversait les arbres au-dessus pour devenir un miroir parfait. Ceci, bien sûr, se passait bien avant que les miroirs comme nous les connaissons aient été inventés.

Narcisse avait vu son ombre plusieurs fois mais jamais son reflet. Ainsi, quand il se pencha appuyé sur ses mains et ses genoux et regarda dans la mare, il fut surpris par l'image de beauté sans égale qui le regardait. Aucun visage qu'il ait vu ne ressemblait à celui qu'il étudiait à présent. Pour la première fois de sa vie il tombait amoureux.
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# Posté le mardi 21 février 2006 10:43

Modifié le mardi 03 juillet 2007 05:34

Narcisse ou l'égocentrisme

Au dire de tout le monde Narcisse était le plus beau garçon de toute la Grèce. Même bébé il attisait les braises de la passion de toutes les femmes qui le gardaient, les jeunes comme les vieilles. Avant son seizième anniversaire il était déjà l'objet de chaque fantasme féminin sur des kilomètres à la ronde et aussi de plus de quelques fantasmes masculins. Ni les filles ni les garçons ne l'intéressaient pourtant le moins du monde.
Echo était une nymphe de la montagne qui avait une fois servi Zeus en entraînant Héra dans des bavardages insensés chaque fois qu'elle était proche de découvrir que le Dieu de la foudre compromettait les voeux de son mariage. Le bavardage de Echo donnait aux invitées de Zeus suffisamment de temps pour faire leur sortie. Quand Héra découvrit ceci, elle éclata de rage "Désormais cette langue malfaisante sera silencieuse !sauf, elle ne poura que repeter les sons que qu'on lui addresse"
Ainsi quand Echo surprit Narcisse un matin comme le jeune homme luttait avec un cerf qu'il venait de prendre dans son filet, elle ne put que regarder sans parler. Même parmi les dieux immortels elle n'avait jamais vu son pareil. Un désir brûlant courut dans ses veines. Comme elle désirait séduire le beau jeune homme avec des mots mielleux, mais elle bougeait ses lèvres en vain.
Narcisse sentit ses yeux sur lui. "Qui est là ?" appela-t-il.
-"Là," répondit Echo, qui pouvait seulement répéter ce qui lui était dit.
- "Laissez-moi vous voir" dit le garçon.
- "Vous voir," dit Echo.
Momentanément intrigué, Narcisse cria alors, "Comment vous appelez-vous ?"
-"Vous appelez," répondit la nymphe. Et, incapable de contenir son ardeur, elle s'échappa de sa cachette et se jeta sur le bel adolescent. Commençant à être habitué à un tel comportement, Narcisse se libéra rapidement de son étreinte et s'enfuit en toute hâte au plus profond de la forêt.
Echo le poursuivit, essayant de crier les mots qui apaiseraient ses craintes, le désarmeraient, mais aucun son ne vint. Le jeune homme disparut bientôt de sa vue.

Pendant des semaines la nymphe erra dans la forêt à la recherche de son bien-aimé, dormant peu, ne mangeant rien. Elle s'amincissait tant qu'il ne resta bientôt d'elle rien qu'un oeil puisse discerner. A ce jour elle erre dans les montagnes du monde entier, cherchant toujours Narcisse. Les canyons rocailleux et les vallées profondes sont sa demeure. On peut l'appeler, et si elle est là, elle répondra mais seulement avec les mots qu'on lui aura dits. Par décret de Héra elle ne peut en prononcer aucun autre.

Un après-midi, à un mois de sa fuite devant Echo, dans un bois isolé haut sur le mont Hélicon Narcisse tomba à genoux, épuisé de chasser et d'être chassé. Devant lui se trouvait une pièce d'eau claire et profonde dont la surface vitreuse capturait la lumière qui traversait les arbres au-dessus pour devenir un miroir parfait. Ceci, bien sûr, se passait bien avant que les miroirs comme nous les connaissons aient été inventés.

Narcisse avait vu son ombre plusieurs fois mais jamais son reflet. Ainsi, quand il se pencha appuyé sur ses mains et ses genoux et regarda dans la mare, il fut surpris par l'image de beauté sans égale qui le regardait. Aucun visage qu'il ait vu ne ressemblait à celui qu'il étudiait à présent. Pour la première fois de sa vie il tombait amoureux.
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# Posté le mardi 21 février 2006 10:46

Modifié le mardi 03 juillet 2007 05:34

Transition

Le tableau illustrant l'histoire de Narcisse que vous venez de voir me permet de vous parler d'un peintre que j'aime beaucoup:Salvador Dali
En effet, bien que sa peinture s'inscrive dans un registre un peu trop "moderne" pour moi,j'admire enormement cet indescrptible génie.
D'ailleur,j'ai reproduit quelqu'une de ses toiles: Galatée aux spheres,Rêve Causé Par Le Vol D'une Abeille...et en ce moment je me démene sur "Allégorie de soie"...

"Allégorie de soie"
Transition
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# Posté le mercredi 22 février 2006 15:40

Modifié le mardi 03 juillet 2007 05:34

...

...
Mais il y a un tableau que j'aime plus particulièrement et qui me touche beaucoup...

"le christ de saint jean de la croix"
Dali nous peint magnifiquement le christ sur sa croix...Mais vision inatendu,on le voit de haut,comme si son père,Dieux lui meme , le regardait...Dali est le seul peintre a avoir représenté le christ ainsi.En effet,la plus part du temp on le voit de face,en vision de simple mortel.
Cela prouve encore la formidable vision du monde décalé qu'avait Dali.
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# Posté le mercredi 22 février 2006 15:55

Modifié le mardi 03 juillet 2007 02:19